«Indian Creek» de Pete Fromm

October 6, 2018

éditions : Gallmeister

Sortie : 2010

Pages : 256

Pays : Etats-Unis

 

 

 

 

Résumé : 

«Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.

— Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion.

Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai :

— Heu... C’est quoi, une corde de bois ? 

Ainsi débute le long hiver que Pete Fromm s’apprête à vivre seul au cœur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages.»

 

Extrait : 

«Après le départ des gardes, la tente que nous avions dressée me parut encore plus petite. Je me tenais devant elle, et un frisson que je croyais dû à une bourrasque me parcourut le cou. Allais-je vraiment vivre là-dedans désormais ? Serait-ce là mon foyer pour les sept mois à venir ? Seul, durant tout un hiver ? Je jetai un coup d’œil vers la rivière sinueuse, entre les parois sombres et accidentées du canyon qui découpaient déjà le soleil de ce milieu d’après-midi. Il n’y avait rien au-delà de ces murs de pierre et de verdure, si ce n’est les étendues sauvages de la Selway-Bitterroot, à l’infini. J’étais seul, au cœur même de la solitude. L’ombre envahit le canyon et je m’en éloignai rapidement pour rejoindre la lumière du soleil qui inondait la prairie. L’herbe m’arrivait aux genoux et bruissait sous mes pas, le vent faisait onduler les sapins immenses et les cèdres imposants qui des si naient l’entrée de la clairière. Le doux murmure de la rivière embrassait ce tableau et produisait une quiétude insistante qui m’entourait comme un linceul.»

 

 

 

 

Avis :

Peu habituée à la littérature américaine, j’ai de nouveau franchi le pas avec ce récit. Pete Fromm nous raconte la naissance de sa vocation au milieu des Rocheuses. D’étudiant plutôt fêtard, il se retrouve en une saison amoureux de la nature et de l’isolement. On le suit dans ses journées au milieu des grandes étendues gelées, au coeur des lacs glacés, des rivières silencieuses et des tempêtes de neige. Il se retrouve obligé de chasser pour se nourrir, rencontre de vrais trappeurs et apprend toutes les meilleures techniques. C’est tout à fait le genre de livre qui fait penser au film «The Revenant», l’aspect vengeance en moins mais on retrouve les mêmes ambiances hivernales et solitaires. 

J’ai beaucoup aimé la découverte de sa vocation, l’auteur évolue tout au long de son récit, change littéralement de mode de vie. Et lorsque la belle saison revient, les descriptions de la nature, des animaux, des sons semblent féériques. Une vraie ôde à la nature. 

 

 

 

Conseil de lecture : 

A lire perdu au milieu de nulle part, pendant un weekend de camping sauvage. Un thermos de café bien chaud de côté, un gros sac de couchage hivernal, une belle pluie dehors, des grosses chaussettes aux pieds. Le cadre serait parfait pour profiter de cette lecture.

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